Il existe deux sortes de maladies :les maladies génétiques et les maladies contagieuses. Certaines races apparentées au persan peuvent porter le gène de la polykystose rénale. C'était le cas de notre premier ragdoll que nous avons perdu à l'âge de 18 mois alors qu'il était magnifique et en pleine période d'expositions :

Il avait été testé négatif par échographie mais les tests par ADN qui existent actuellement, il y a deux laboratoires en France, sont nettement plus fiables Il y a également la cardio myopathie hypertrophique qui concerne le Maine Coon et le ragdoll. Pour éradiquer ces maladies, il ne faut pas faire reproduire les chats porteurs de ces gènes, d'où l'intérêt d'acheter un chat de race dont les parents sont testés négatifs. Heureusement, Collin était neutre et n'a jamais reproduit. Son éleveur a d'ailleurs été très correct, il nous l'a "remplacé" et a fait vérifier tout son élevage.
Maladies contagieuses : pour le typhus, le coryza et la leucose, il existe des vaccins efficaces. Certains de mes chats, avec l'âge, ne les supportent plus et présentent des effets secondaires plus ou moins graves. Je prends alors le risque d'arrêter les vaccinations. Certains vétérinaires américains pensent que les vaccinations ne sont pas utiles tous les ans.
Mais il reste encore deux graves maladies mortelles pour lesquelles il n'existe pas de vaccin : la FIV ou sida du chat , non contagieux pour nous bien sûr mais contagieux par contact avec un autre chat qui serait lui-même contaminé, d'où l'intérêt de ne pas laisser son chat vagabonder à l'extérieur, bien trop dangereux, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent. Enfin comme autre grave maladie, il existe la péritonite infectieuse féline, PIF. C'est une maladie heureusement relativement rare mais assez particulière. Elle provient d'un corona virus très contagieux et présent dans un grand nombre d'élevages ou de collectivités de chats. En lui même, ce virus est bénin et provoque peu ou pas de symptomes, hors parfois des diarrhées difficiles à soigner. Mais il arrive que selon des circonstances encore mal connues : stress, hérédité, fragilité du système immunitaire, ce virus mute et devient alors très méchant entraînant le déclenchement de la PIF. La crainte de ce problème m'a amenée, entre autres choses, à arrêter l'élevage. Comme ce virus existait dans mon élevage, ce que j'ai appris incidemment, je n'ai pas voulu prendre de risques. J'ai élevé la dernière portée à la façon des anglo-saxons, en les enlevant à leur mère à (semaines et en la remplaçant. C'est une méthode que l'on n'aime pas beaucoup en Europe et qui exige un gros investissement personnel et beaucoup d'hygiène, mais je n'ai jamais eu une portée aussi bien socialisée. Je les ai fait tester, ils étaient négatifs. Ensuite, j'ai fait tester tous les chats, pour les séparer en groupes de deux ou trois pour les faire décontaminer, ils se décontaminent en quelques mois ou plus selon les cas. Certains jamais. J'avais un négatif, deux non contagieux, dont les parents des chatons, et tous les autres avaient un niveau moyen. J'ai voulu garder tous les chats, mais cela n'a pas été possible, je n'avais pas assez de place pour les isoler par groupes et ceux qui avaient l'habitude de dormir avec moi étaient malheureux, c'est pourquoi j'ai été oobligée de leur trouver un placement, soit dans la famille, soit chez des particuliers prévenus du problème. Je n'ai gardé comme ragdoll qu'Eveline qui vient d'être testée négative. J'ai encore Schanson en isolement, je vais la faire retester prochainement car ce n'est pas dôle pour elle la pauvre, en espérant que son niveau aura baissé. J'ai rentré deux persanes colourpoint qui sont en principe négatives mais j'ai des doutes, un seul contrôle n'étant pas suffisant. Mais dans la mesure où je ne fais plus d'élevage, j'ai l'esprit plus tranquille ....
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